JOURNAL DE BORD

Cheminement minimaliste : les vieux démons

28 octobre 2016

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

J’utilise des grands mots aujourd’hui pour vous parler de mon cheminement vers le minimalisme qui se poursuit depuis maintenant un peu plus de deux ans. Tel une jeune padawan minimaliste, qu’on se le dise il me reste encore du chemin même si je suis heureuse d’en être arriver à un certain point !

 

Acheter pour acheter

Certaines fois, j’ai des envies soudaines d’achats sans raison précise, juste parce que j’avais de l’argent à pouvoir dépenser. Pendant quatre ans de vie étudiante sans emploi à côté il m’était facile de ne rien dépenser de superflu. Que je voulais quelques choses ou pas, je n’en avais pas les moyens:  le problème se réglait de lui même. Les premiers petits salaires sont tombés cette année et j’ai pu commencer à m’offrir des trucs. C’est drôle comme toutes ces bonnes habitudes que j’avais prise peuvent facilement vaciller.

Et c’est là que j’ai compris le cœur du problème : ne rien acheter de superflu alors que tu le peux est vraiment, et je trouve, le nerf de cette philosophie.

 

Envie d’avoir

Avec le temps et un peu d’observation, j’ai remarqué que je veux toujours posséder quelques choses. Sans cesse, que ce soit conséquent ou non. Toujours à vouloir améliorer un truc, remplacer un autre à coup de wishlists futiles. Ça commence à se compliquer sérieusement : j’arrive pas à me contenter de ce que j’ai.

Une envie qui fait courant inverse à ce que je cherche à être : heureuse de ce que j’ai sans chercher à vouloir des éléments matériels.

 


Mes solutions

 

En faisant mon petit bout de chemin je me suis rendue compte que la chose la plus simple dans l’aventure minimaliste est le fait de posséder moins : c’est facile, très visuel et pragmatique. Tu vires des choses de chez toi et tu arrêtes de faire les magasins, soit.Mais réussir à changer sa manière de penser et de voir les choses sans le prisme de l’argent et de la possession sont nettement plus compliqués, c’est très ancrée dans notre société matérialiste. Un travail de fond doit être fait pour acquérir un certain recul sur ce côté matérialiste exacerbé et une réelle envie de sortir de cette société de consommation. C’est très dur mais je pense, très personnellement, qu’on touche ici du bout du doigt la genèse même du minimalisme.

Ma première solution : supprimer l’idée même de whishlist.

 

Et vous vous en êtes où de votre cheminement minimaliste? Vous pouvez en tirez quoi avec un peu de recul ?Partagez moi votre expérience en commentaire

 

 

You Might Also Like

16 Comments

  • Reply MILLA 13 janvier 2017 at 09:34

    Ce serait pas une photo de la Réunion en couverture de l’article ?

    • Reply Julie 13 janvier 2017 at 09:37

      Oui tu as l’oeil ! Quand j’ai pas d’inspiration photo je vais chercher mes photos de vacances, celle-ci date de l’été 2015, un super lieu en passant ! Comment tu as reconnu ?

  • Reply celine 14 décembre 2016 at 15:21

    C’est très juste ce que tu dis, je m’en suis rendu compte quand j’ai eu mon premier appartement, à l’époque j’aurais été du style à changer de déco tous les quatre matins, toujours un petit truc sympa à acheter pour l’appart ou autre…., mais avec les factures et le loyer, mon salaire ne me permettait pas de faire des folies à côté… (pas trop le choix d’être minimaliste la….)
    Résultat des courses, je me suis rendu compte au fil du temps que ne pas pouvoir acheter des choses me rendait malheureuse seulement sur le coup et une fois passé à autre chose, je n’y pensais plus du tout!!!
    Et surtout, aujourd’hui j’ai un peu plus de moyens mais je n’achète pas tout et n’importe quoi pour autant car je sais que c’est une envie passagère et que sans, je vivrais tout aussi bien 🙂
    J’ai dit adieu à la frustration 🙂

    • Reply julie 17 décembre 2016 at 13:01

      Hello ! En plus d’être frustrant en devant penser à chaque fois à la nouvelle déco : ou acheter ça, remplacer… On n’est jamais vraiment satisfait-e à 200% et on dépense une somme folle en « babiole »! Bravo à toi 🙂 Un poids en moins !

      Bonne journée

  • Reply lemondedejustine 8 décembre 2016 at 23:05

    C’est exactement mon problème, dès que j’ai de l’argent j’achète des trucs futiles et il faut que je dépense une certaine somme pour m’arrêter. Parfois il y a des jours où par ennui ou à cause d’une journée de merde j’ai envie d’acheter. Avant j’avais envie de manger puis c’est passé au shopping, je travaille sur ça en ce moment mais c’est chaud, on se sent frustré puis quand on craque on l’est encore plus et on est pas plus heureux. C’est difficile de se laver le cerveau dans ce monde de surconsommation.

    • Reply julie 9 décembre 2016 at 12:25

      Bon courage, je te rejoins complètement, j’ai eu ce même problème avec la nourriture durant un temps, on peut faire un parallèle entre ces deux situations : « cette envie de remplir le vide, le mal-être ». N’hésite pas à papoter sur mon instamessage <3

  • Reply Julie - Do It For The Mermaids 2 novembre 2016 at 11:32

    Merci pour ton conseil ! Après je me pose la question : est-ce normal de toujours vouloir posséder des choses en plus ou on nous a appris à penser comme ça?

    Bonne journée à toi

  • Reply Linette 31 octobre 2016 at 18:23

    Avoir envie d'un objet ou autre c'est normal, céder c'est facile, mais cela apporte-t-il du bonheur ? C'est tellement fugace, qu'il faut encore et encore autre chose … Avec les années j'ai appris que : faire, créer, échanger avec ses amis etc. apportait plus que posséder un bazar de plus qu'il faut ranger donc encombrement. Le chemin est semé d'embuche mais vous allez y parvenir puisque vous avez la volonté. Bonne route

  • Reply Julie - Do It For The Mermaids 30 octobre 2016 at 13:49

    Hey ! Le plus difficile est vraiment de garder notre objectif minimaliste en tête, c'est vachement compliqué ! Mais avec l'habitude je pense que ça devient une habitude.

    Passe une bonne journée ! A bientôt

  • Reply Julie - Do It For The Mermaids 30 octobre 2016 at 13:48

    Exactement, la clé c'est de cerner le problème et d'agir pour changer cette façon de voir les choses, en me promenant en ville à chaque fois je vois les magasin rempli, ça me donne presque de l'urticaire haha. Je publierais un article sur les activités sortant du prisme de l'achat et de la consommation prochainement. Merci beaucoup pour ton retour, passe un bon dimanche

  • Reply Julie - Do It For The Mermaids 30 octobre 2016 at 13:45

    C'est la même sensation que j'ai, trainer sur les blogs ou même sur les réseaux sociaux incitent aussi pas mal à l'achat "sans le vouloir". Mais il est quand même plus facile de changer sa manière de penser que de se couper du monde. J'ai fais exactement pareil que toi, une seule "wishlist" qui concerne tous les livres que je souhaite lire !

    Merci pour ton commentaire

    passe une bonne journée, à bientôt

  • Reply Julie - Do It For The Mermaids 30 octobre 2016 at 13:43

    Je te rejoint totalement ! Prendre conscience du problème et super important pour pouvoir avancer 😉

    Merci beaucoup pour ton retour, passe une bonne journée

  • Reply Eléonora 30 octobre 2016 at 06:48

    Bonjour,
    Je crois bien que tu as mis le doigt là où ça blesse ! C'est comme si on adaptait notre consommation à nos moyens et non pas à nos besoins ; en tout cas c'est ce qui se passait (et arrive encore) pour moi ! Comme si je devais dépenser de l'argent ! Quand j'ai pris conscience de ça, ça a commencé à aller mieux. Quand j'ai pris conscience que mes achats allaient un jour devenir des déchets, ce fut un autre argument auquel je m'accroche en cas d'"attaque consommatrice" !
    Merci pour la qualité de tes articles et bonne journée

  • Reply Kellya Clanzig 29 octobre 2016 at 17:40

    Je me bas contre ce problème depuis quelques temps aussi, c'Est vrai que quand on a les moyens, il y a toujours quelquechose à acheter. C'est rageant quand on aimerait se dire minimaliste! J'ai supprimé toutes les newsletters qui me donnaient envie d'acheter, et je ne "consomme" plus aucune publicité. Mais meme comme ca, je finis par voir un truc sympa sur un blog, ou je me dis qu'il me manque un truc dans ma garde-robe pourtant bien remplie… c'est si dur de se battre contre la société pour changer sa mentalité! Je n'ai plus qu'une wishlist de livres, pour ne pas oublier les lectures que l'ont m'a conseillées sans pour autant encombrer mon salon. Et puis comme ca, quand les gens tiennent vraiment à me faire un cadeau matériel, j'ai une liste sous la main 😉

  • Reply Aimy G. 29 octobre 2016 at 13:16

    Hello Julie ! Je me reconnais aussi dans ce que tu dit. Il m'arrive très souvent d'avoir des pulsions d'achats, de vouloir de nouvelles choses, tout en sachant pertinemment que je n'en ai pas vraiment besoin.. Je pense que notre société actuelle y joue pour beaucoup, on est tanné de partout pour consommer: télé, internet, boutique etc. Plus qu'une philosophie matérialiste,la société fais de nous des consommateurs et c'est tout.. C'est bien malheureux. A chacun d'apprendre à se contrôler et de changer ses habitudes! Personnellement j'y travail tout doucement, j'essaie de moins sortir en centre-ville par exemple, ou d'éviter de trainer longtemps sur les boutiques en ligne de fringues/maquillages, parce-que je sais que je finirais par craquer, c'est dommage… En tout cas super article 😉 Bisous, à bientôt !

  • Reply Rosenoisettes 28 octobre 2016 at 20:24

    Hello !
    C'est vrai que le minimalisme est un défi quotidien au départ, je vois notamment cela quand je repère un article coup de coeur en boutique de vêtements. Je me freine, malgré le coup de coeur, en me disant que je n'en ai pas besoin et que de toute façon cela laissera un article dormir dans le placard…
    Toujours garder en tête le pourquoi on est devenu minimaliste pour ne plus tomber dans ces pièges 🙂
    A très bientôt ~

  • Leave a Reply